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17/06/2013
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Anthem - Evil One
(2012)


dimanche 12 mai 2013

Anthem - Burning Oath




Un peu plus d'un an après la sortie de Heraldic Device, on ne s'attendait pas à voir re débarquer un album aussi vite. Et pourtant, le 24 octobre 2012, Burning Oath sort dans les bacs pour notre plus grand plaisir !

J'avais personnellement hâte de vous parler de cet album, et ce pour plusieurs raisons.
Il faut dire qu'en un an, Anthem n'a absolument pas chaumé, et dans tous les sens du terme.
Qui dit nouvel album dit tournée, et tout le monde sait que des concerts à la chaîne, c'est extrêmement fatiguant.

Quelle surprise donc de découvrir courant 2012 que le groupe annonce être en studio pour l'enregistrement d'un nouvel album !
Cependant, une autre surprise nous attend: l'annonce d'un batteur de session remplacant Hirotsugu Homma pour l'interprétation de la batterie !
Pourquoi? Eh bien parce que Homma s'est blessé au genou il y a plusieurs années de cela. Et cette blessure s'est récemment manifestée à nouveau. C'est donc dans l'incapacité de jouer que le groupe a fait appel à un certain Isamu Tamaru pour remplacer Homma pour l'enregistrement de Burning Oath. Mais la composition est toujours assurée par notre chouchou habituel.

Au delà de ce petit changement, un point majeur est à noter : désormais, Anthem n'est plus produit par le label Victor Entertainement, mais par la firme major bien connue Universal Music, rien que ça ! Est ce que ce passage major est à craindre? On pourrait être tenté de dire oui, évidemment, après des années de bons et loyaux services, on aimerait pas voir Anthem devenir un de ces groupes de metal mainstream sans saveurs...
La réponse ici et aujourd'hui.

Si j'avais hâte de vous parler de Burning Oath, ce n'est pas seulement d'un point de vue musical. En effet, tout cela a été entaché par deux très graves nouvelles dont je vous parlerai en fin d'article.

Mais pour l'heure, place à la musique !


Je viens de me rendre compte que dans l'article précédent, sur Heraldic Device, je n'ai pas parlé de la jaquette. Rapellez vous que celle de Black Empire était une pure réussite, chose à laquelle nous n'étions pas habitués.
Eh bien, que ce soit pour HD ou Burning Oath, comme vous avez pu le constater, on retombe dans les travers Anthemiens habituels se contentant du strict nécessaire esthétique, c'est quand même franchement dommage.

Après ce petit constat, il est temps de se lancer.
Comme toujours depuis la reformation, l'album démarre sur le single. Evil One sonne agressivement dans nos oreilles. Les sonorités sont crues, épurées mais diablement efficaces, et bénéficient de la pêche que l'on connait au groupe. Contrairement aux deux précédents albums, il n'y a ici pas de synthé en support. L'ambiance générale étant assez sombre, la basse de Naoto Shibata et la batterie sont fortement présentes. A l'oreille, on reconnait bien la patte de Homma à la batterie, pas de doutes, la composition, c'est lui ! Le solo d'Akio Shimizu est aussi impressionant qu'à l'acoutumée, la voix d'Eizo Sakamoto file toujours autant la banane, c'est certain, c'est bien du Anthem !

Un premier morceau excellent, mais qu'en est-il de la suite?
Unbroken Sign démarre, et le moins que l'on puisse dire, c'est que direct, on est surpris ! Pourquoi?
On a affaire ici à une réelle nouveauté, la composition est franchement novatrice. La 1e impression qu'il en ressort, c'est une composition plus fouillée, plus profonde. C'est un heavy mélodique et envoutant, surement hérité des influences power metal de la période Overload jusqu'à Immortal. Il n'y a toujours pas de synthé, mais la présence d'une réelle 2e ligne de guitare mélodique comble ce "manque". Jusqu'ou sont-ils capables d'aller?

Les deux morceaux suivants sont indissociables. Overture est un break instru court qui introduit la piste suivante, On and On.
On avait pas entendu ça depuis Domestic Booty en... 92 ! La mélodie annonce quelque chose de bon, de très bon...
Et ça ne rate pas, dès les 1ers riffs de On and On, on fonce dedans tête baissée! On reprend la même recette que Unbroken Sign, et on y ajoute un synthé en support. On aime ce côté mélodique fouillé qui étonne dans le bon sens du terme. Pas de doutes possibles, on a vraiment affaire à des choses novatrices, sans pourtant perdre les codes et le charme qui caractérisent Anthem.
On savait qu'Anthem était des techniciens et des bosseurs de 1er ordre qui nous livrent des choses toujours propres et paufinées à l'extrême, mais réussir une fois de plus à repousser les frontières, c'est un véritable tour de force !

Get Away est introduit par un court passage de synthé assez perturbant, mais très vite la guitare sonne et on retrouve ses marques.
On retrouve ici une composition similaire à ce que l'on trouvait sur Black Empire. Après quelques recherches sur la toile, il semblerait que les fans apprécient particulièrement ce morceau. La principale raison citée est ce refrain qui sonne dans tous les recoins de notre cerveau. "Get away Get Away !". Je pense personnellement que les sonorités plus classiques du groupe y sont pour beaucoup aussi, comme pour dire que l'on est rassuré de retrouver des choses famillières.

On continue dans les familiarités. Avec Struggle Action, on retombe en plein Seven Hills, 1er album de la reformation du groupe (Heavy Metal Anthem étant un best-of remixé plus qu'autre chose, je ne le compte pas réellement dans la chronologie). Quand on sait que cet album est une des grandes réussites du groupe, c'est du coup fortement agréable.
Malgré cela, une double ligne de guitare bien distincte durant le refrain nous rappelle qu'on est bien sur quelque chose de nouveau, et on commence à se demander si le groupe n'aurait pas intérêt à embaucher un guitariste de session pour les lives, histoire d'assurer au max sur la scène haha

On calme un peu le jeu, la basse résonne seule quelques secondes.
Avec Ghost in the Flame, on touche ici le morceau le plus complexe de l'album; il est à Burning Oath ce que Wayfaring Man était à Heraldic Device. L'ambiance est chargée, particulière et fouillée, dans la pure lignée du début d'album mais en beaucoup plus posée, ce qui ajoute de l'intensité. Point particulier: la présence de deux solos. Le traditionnel et un solo de fin pour conclure ce long morceau d'un peu moins de 8 minutes, format très inhabituel pour Anthem.
La nostalgie dans la voix d'Eizo nous fait frisonner de plaisir, sensation renforcée par le solo d'Akio absolument magistral, le tout accompagné par une basse délicieuse, une batterie percutante à souhait et un support de synthé. A n'en point douter, la pièce maîtresse de Burning Oath!

C'est l'heure de l'instrumentale! Fera-t-elle mieux que Code of the Silence ?
Oui, mille fois oui! Avec Double Helix, on retrouve à nouveau une composition originale, propre à l'album. Rythmée, technique et variée, elle est en tout point supérieure au condensé qu'était Code of the Silence. Bien que n'atteignant toujours pas le niveau imposé par Pilgrim, il est quand meme plaisant de retrouver des musiciens encore une fois au top de leur forme. La technique nous scotche les oreilles sur place, c'est une habitude, pas une surprise, mais bon sang, ce que c'est bon !

Comme souvent après l'instru, le rythme repart de plus belle avec Face the Core. Akio s'en donne à coeur joie et fait tout le boulot à lui tout seul. La remarque à propos d'un guitariste de session pour les lives est plus vraie que jamais.
La basse est du coup un peu en retrait, mais une fois de temps, ce n'est pas très grave. Ca file la pêche, on se détache les cheveux et on fait ce que les metalleux savent faire de mieux ! Le matin, c'est juste ultra efficace !

On change les rôles, Life and Crime fait la part belle à la basse cette fois. Malheureusement, rien de particulier à dire sur ce morceau, qui paraît du coup un peu en demie teinte par rapport au reste de l'album. Mais est-ce vraiment un tort? Je ne pense pas, après tout, le niveau technique est tellement élevé que composer quelque chose de plus simple et "basique" une fois de temps en temps n'est pas vraiment un défaut.

L'album se conclut, déjà, beaucoup trop tôt comme à l'accoutumée. La présence de 11 pistes au lieu des 10 dont on a l'habitude se justifie par l'intro Overture (seul Immortal faisait exception avec 11 vraies pistes). C'est donc un album à 10 pistes, pas de changements sur ce point, dommage.
Dance Alone est une conclusion parfaite. Elle résume à elle seule toutes les remarques précédentes. Limite, j'aurais pu faire toute la critique uniquement sur ce morceau haha
Le morceau conjugue les nouveautés apportées par Burning Oath aux sonorités et schémas habituels d'Anthem. Un must hear!


Conclusion
Burning Oath est incontestablement une réussite, une franche réussite.
Ce changement de label pour une firme major était à craindre mais se révèle finalement monstrueusement bénéfique pour le groupe qui repousse les limites encore une fois en nous livrant un album à la fois novateur et étrangement familier, le tout paufiné à l'extrême.
On savait le groupe perfectionniste, on les ignorait cependant capable de s'adapter aussi bien et aussi vite. Réussir à intégrer des lignes entières de composition novatrice à ce qui fait leur charme depuis 30 ans le tout en moins d'un an est proprement hallucinant.
Musicalement parlant, c'est un pur chef d'oeuvre du Heavy Metal Japonais et réussit même l'exploit de se hisser au niveau de Black Empire, exploit méritant d'être longuement souligné.

Les "défauts" que l'on pourrait imputer à l'album sont en fait d'ordre personnel plus que musical. En effet, comme je vous le disais au début de l'article, l'enregistrement et la sortie de l'album ont été entaché par deux mauvaises nouvelles début 2013.
La 1e fut le diagnostic d'un cancer de l'estomac à Naoto Shibata, bassiste et leader du groupe. Inutile de préciser que l'annonce a eu l'effet d'une bombe nucléaire au sein de la communauté de fans. Le groupe entra donc en pause durant quelques mois afin de permettre à Shibata de se soigner et de se remettre. Fort heureusement, étant diagnostiqué suffisament tôt, le cancer a pu être endigué et Shibata mis hors de danger. De son propre aveu, les nombreux messages de soutien de la part des fans lui ont fait extrêmement chaud au coeur et plaisir, je pense que ça se comprend.
Suite à la guérison du bassiste, le groupe a annoncé son retour sur la scène durant le Ozzfest 2013 au Japon. Il n'y a donc plus d'inquiétudes à se faire sur ce point.

Malheureusement, tout n'est pas rose. Et c'est avec tristesse et surprise que l'on a pu découvrir l'annonce du départ définitif de Hirotsugu Homma d'Anthem. Véritable annonce coup de poing balancée d'un seul coup juste après l'annonce de leur retour, c'est quelque chose de très surprenant.
Shibata cite ce départ comme une nécessité pour le groupe qui en a longuement discuté et débattu. Homma en personne remercie Anthem et les fans pour toutes ces années de bonheur auxquelles il aura eu le droit. Il dit également avoir plusieurs projets en tête qu'il pourra mettre en marche dès qu'il se sera remis de sa blessure au genou.

On pourrait presque dire qu'on l'aura vu venir, puisque toutes les photos de promo de Burning Oath ont été prises à 3, sans Homma. Malgré sa blessure, rien ne l'empêchait de poser avec le reste du groupe étant donné que c'est quand même lui qui compose la batterie pour l'enregistrement.
Aucune annonce n'a pour l'instant été faite concernant l'avenir du poste de batteur. Les théories des fans fusent bon train, on parle ainsi de l'officialisation de Isamu Tamaru, ou encore du grand retour de Takamasa 'Mad' Ohuchi, parmi d'autres théories. Affaire à suivre.

C'est donc avec tristesse que nous voyons le départ de Hirotsugu Homma. Nous lui souhaitons évidemment un bon rétablissement et une bonne continuation pour la suite de sa carrière, batteur d'exception de son état.



Les +
- Composition novatrice alliée à des sonorités familières
- La qualité Anthem
- Musiciens toujours au top
- Transition vers la Major parfaitement négociée et réussie

Les -
- Tracklist toujours trop courte !
- Le départ de Hirotsugu Homma


Burning Oath Tracklist
1 - Evil One
2 - Unbroken Sign
3 - Overture
4 - On and On
5 - Get Away
6 - Struggle Action
7 - Ghost in the Flame
8 - Double Helix
9 - Face the Core
10 - Life and Crime
11 - Dance Alone



Evil One
(PV)

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