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17/06/2013
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Anthem - Evil One
(2012)


dimanche 19 mai 2013

Tribute to Seikima II -Akuma to no Keiyakusho-



Certains groupes deviennent des légendes.
Seikima II en fait assurément partie.

En plus d'avoir été l'un des précurseurs du Heavy Metal au Japon, et au delà de l'aspect visuel du groupe qui aura surement amené à ce que l'on appelle aujourd'hui le Visual Kei, nombre d'artistes ont été influencé par ces démons sortis de l'enfer.

Il n'est donc pas étonnant qu'un album hommage ait fini par voir le jour, pour honorer ceux qui auront fait vibrer nos coeurs de fans durant toutes ces années.

Le 15 septembre 2010 , Tribute to Seikima II -Akuma to no Keiyakusho- voyait le jour.
11 des grands morceaux de Seikima II repris par 11 groupes différents, parmi lesquels on retrouve quelques noms bien connus, et même un groupe Suédois. 11 groupes, ça fait beaucoup d'influences différentes et donc une infinité de possibilités quant à ces reprises.
Mais que valent-elle donc? L'hommage au groupe est-il une réussite?
Réponse en Heavy, euh non, en reprise !


On démarre vite, haut et fort, Anchang et ses Sex Machineguns s'occupent de l'ouverture avec leur reprise de Fire After Fire !
C'est speed, c'est agressif, et c'est heavy, pas de doutes, Anchang est dans la place. On retrouve tout ce qu'on connait chez eux, et particulièrement les sonorités agressives de la dernière line up en date, qu'on adhère ou pas. Le tapping à la Anchang fait des merveilles comme d'habitude avant de terminer son solo sur la mélodie bien connu du morceau d'origine. Ce n'est pas proprement perturbant, on retrouve vraiment ses marques par rapport à l'original, mais tout en se rendant bien compte qu'il s'agit des SMG, et non de Seikima II. Pour une entrée en matière, c'est ce qu'on appelle rentrer dans le vif du sujet!

On découvre un autre nom connu pour les amateurs de hard rock/heavy metal (féminin) nippon des années 80. Show-Ya débarque et nous livre sa propre version de Rouningyou no Yakata. On touche ici l'essence même du concept de reprise. Ambiance assombrie, clavier déroutant, le groupe s'approprie réellement le morceau pour le remodeler à sa propre sauce. Et la sauce Show-Ya prend extrêmement bien à n'en point douter. Cette ambiance presque malsaine communiquée à la fois par la composition et la voix de la chanteuse est un petit délice, coupable, mais un délice tout de même, et ce particulièrement pendant le solo.

Quand je vous disais que l'on retrouve des noms bien connus, je ne vous mentais pas. C'est au tour d'un autre dinosaure de faire son entrée: Earthshaker s'occupe du cas EL DORADO. Si les évolutions du groupe sont discutables et sujettes à d'interminables débats, le travail accompli pour cette reprise est lui par contre indiscutable. Vive et ultra saturée, c'est encore une fois un remodelage complet auquel on a le droit. Mais une fois encore réussi, avec énormément de personnalité propre, chose difficile à atteindre quand il s'agit de reprendre un morceau déjà existant. Les influences sont variées, de la pop au heavy, en passant même par de vagues influences reggae pendant le break juste avant le solo. C'est un melting pot musical qui fait plaisir à entendre. Oui Earthshaker est encore capable de grandes choses !

On change de registre pour un autre nom familier. Holy Blood ~Tatakai no Kettou~ repris par Galneryus.
Tout comme pour les Sex Machineguns, même constat: une reprise fidèle à l'originale avec une composition made in Power Metal à la Galneryus. On regrette toujours cependant Yama-B au chant, Masatoshi Ono n'ayant effectivement pas la même puissance vocale. Cela reste vraiment agréable à écouter, le clavier apportant une ambiance vraiment nouvelle. Le point fort du morceau est sans aucun doute le duel de solo entre Syu à la guitare et Yuhki au clavier, avant de combiner les deux pour un final absolument magistral. Ambiance épique en veux, en voilà !

Le concept de Superband, vous connaissez hein? Eh bien, il en fallait un pour cet album, forcément. Et ce n'est pas n'importe qui s'il vous plaît!
Nov (Volcano, Aion) au chant, Shinichi Kobayashi (guitariste de la carrière solo d'Eizo Sakamoto [Anthem] ) à la gratte, Masaki (oui oui, MASAKI les amis) (Animetal, Canta, Masaki Project) à la basse, et Go (Sun Owls) à la batterie, vous l'aurez compris, c'est le Superband de Thrash Metal Zigoku Quartet qui prend la relève !
Bon sang, bon sang, bon sang, bon sang. On pourra dire ce qu'on veut sur les Superband, mais un Superband, ça donne une SuperReprise !
Adam no Ringo, un des nombreux morceaux emblématiques du groupe en version SuperThrash, ça SuperDémonte !
Toutes ces pointures réunies en un seul groupe, ça donne certainement le meilleur morceau de l'album. C'est ultra rythmé, et on adore ça!
La voix criarde de Nov s'emballe, la guitare de Kobayashi nous thrash les oreilles, la basse de Masaki est l'égale de la guitare et la batterie s'affolle dans tous les sens comme pour dire "eh les gars on vous lachera pas une seule seconde!" .
L'un des points fort est bien sûr la basse. Car rappelons le, Masaki n'est pas n'importe qui dans le domaine. Considéré pour beaucoup comme le meilleur bassiste du Japon, et certainement l'un des meilleurs au monde, ce monstre de technique nous rapelle que la basse n'est pas toujours là pour le soutien rythmique et mélodique mais peut aussi être un instrument à part entière devenant une ligne complète et originale de la composition:
Ne ratez surtout pas ce morceau, ni aucune miette, je vous en prie!

Il faut bien souffler un peu quand même hein.
Save your Soul ~Utsukushi Cliche ni se wo mukete~ est mis en musique par X.Y.Z.→A.
Pour ceux qui connaitraient pas, il s'agit du groupe solo de Minoru Niihara, chanteur d'origine et emblématique de Loudness.
On reprend ce classique à la sauce rock bien péchu, simple mais foutrement efficace. La guitare hurle le Old Rock comme on l'aime et ça fait du bien d'entendre qu'encore aujourd'hui, certains groupes sont capables de faire du très bon neuf, avec de l'excellent vieux !

C'est l'heure d'égorger des gens ! Et pour reprendre le mythique Jack the Ripper, qui de mieux que les tarés de chez The Kanmuri.
Ils font partis de cette nouvelle vague de groupes de Metal qu'il est très difficile de classer dans un genre tellement leurs influences sont nombreuses, vague principalement initiée par Maximum The Hormone.
Le choix est d'autant plus judicieux que le chanteur Tetsuya Kanmuri est le seul à pouvoir se vanter de pouvoir égaler toute l'amplitude vocale de Demon Kogure, sorte de schyzophrénie vocale si chère à notre coeur.
C'est ultra percutant, ça en fout plein les oreilles ! Le chant est la digne succession de ce que Demon Kogure était autrefois capable de faire avec tant de maestria. Le talent n'est donc pas mort !

Avec la reprise de Stainless Night par le groupe bien connu Sadie, on touche cette fois une grande polémique.
Le morceau en lui même est à la fois une refonte, et une reprise. Il est très difficile d'emettre un véritable avis sur ce morceau. En cause, le genre musical en lui même. Appartenant au genre Visual Kei, Sadie fait partie de ces groupes qui ont du mal à se détacher des codes imposés par le genre. Bien que le Visual Kei ne soit pas un genre musical, Sadie rappelle un autre groupe bien connu du genre qui a en quelque sorte posé les codes: Dir en Grey. Les fans de Sadie auront beau dire que "non non Sadie et Dir en Grey sont deux groupes bien distincts" , pour cette reprise, c'est ça... Je ne rentrerai pas dans le débat de savoir si oui ou non, Sadie est une des nombreuses copies de DeG, mais leur interprétation de Stainless Night est bel et bien une composition typique de ce que Dir en Grey aurait pu en faire. C'est donc un peu dommage car ça gache le potentiel de cette superbe chanson.

Cependant, cela restera toujours meilleur que la reprise de Kaiki Shokubutsu par TRiCK, qui reprend les mêmes défauts et remarques mais en les poussant à l'extrême. C'est malheureusement pauvre, codifié à mort, et vraiment pas emballant. Autant j'aime entendre un remodelage complet d'un morceau si c'est bien fait, mais là, c'est faible, très faible. Je n'ai vraiment rien trouvé pour accrocher à cette reprise.
Mais quand il s'agit de prendre 11 groupes différents, tous ne peuvent pas être au même niveau, c'est évident.

Il est l'heure d'aller faire un p'tit tour en Europe. Avec les Suédois de chez Grand Illusion, 1999 Secret Object retrouve une seconde jeunesse. Qu'on soit clair dès le début, il s'agit d'une reprise de la version de l'album best-of Black List, pas l'original de 1987.
Cependant, le rock mélodique à la Bon Jovi fait des merveilles, et comme je l'avais dit dans un article précédent, c'est d'une propreté sans commune mesure, rien à voir avec la version de Akuma Relativity par Seikima II eux mêmes.
On sent les influences scandinaves qui ont pour eux de livrer des choses propres et claires, simples certes, mais encore une fois, foutrement efficace. Ca file la pêche, et c'est largement suffisant pour en faire une excellente reprise !

On cloture l'album avec un morceau certainement beaucoup moins connu. La face B du single de Rouningyou no Yakata, Arcadia, mériterait pourtant d'être plus connue, tellement cette chanson est magnifique.
RX est le groupe solo de Raiden Yuzawa et Xenon Ishikawa, batteur et bassiste de Seikima II donc. Pour cette reprise, le groupe a fait appel à un certain John Wetton pour le chant. Ce nom vous dit quelque chose? Oui, c'est normal, il s'agit du chanteur du groupe culte ASIA, rien que ça.
Reprise sublimée au possible, c'est en beauté que nous terminons cette séance de reprises...


Conclusion
Le danger avec ce genre d'albums, c'est d'être très inégal sur le ressenti final en terme de qualité.
Ici ce n'est presque pas le cas, car si l'on excepte les reprises un peu (beaucoup pour celle de TRiCK) faibles de Stainless Night et Kaiki Shokubutsu, ce sont bel et bien des oeuvres de hautes volées qui nous sont livrées tout au long de cet album hommage à l'un des très grands noms du Heavy Metal nippon.
Il est impossible de lancer un débat sur la tracklist en elle même, il y a tant de morceaux cultes dans la discographie du groupe qui auraient mérité eux aussi leur reprise qu'il n'est pas possible de tous les faire.
Varié, travaillé et jouissif, il est rare de pouvoir dire autant de bien d'un album tribute, et c'est ici même une franche réussite. N'hésitez pas, et si vous êtes simple amateur, ou fan hardcore de nos démons préférés, vous ne devriez pas être déçu.

La mission est accomplie, c'est avec talent et honneur, que nous rendons un superbe hommage aux légendaires Seikima II.


Les +
- Des reprises de haute volée
- Certains morceaux complètement remodelés sont de vrais petits bijoux
- Un (presque) excellent choix de groupes

Les -
- Les reprises de Stainless Night et Kaiki Shokubutsu
- On en voudrait encore plus

Tribute to Seikima II -Akuma to no Keiyakusho- Tracklist
1 - Sex Machineguns - Fire After Fire
2 - Show-Ya - Rouningyou no Yakata
3 - Earthshaker - EL DORADO
4 - Galneryus - Holy Blood ~Tatakai no Kettou~
5 - Zigoku Quartet - ADAM no Ringo
6 - X.Y.Z.→A - SAVE YOUR SOUL ~Utsukushiki CLICHE ni se wo mukete~
7 - The Kanmuri - Jack The Ripper
8 - Sadie - Stainless Night
9 - TRiCK - Kaiki Shokubutsu
10 - Grand Illusion - 1999 Secret Object
11 - RX - Arcadia


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